Biographie de Robert Margerit : 1937 - 1968 De l'écrivain débutant au romancier accompli.
1937 : Mariage avec Suzanne Hugon. Robert Margerit va désormais résider à Thias (commune d'Isle, tout prés de Limoges) dans la propriété de ses beaux-parents. C'est là, dans une belle maison bourgeoise entourée d'un grand parc, qu'il écrira l'essentiel de son oeuvre.
1939 - 1945 : Réformé (pour une infirmité du bras gauche), Robert Margerit ne fera pas la guerre et pendant cette période difficile il écrit quatre romans (L'île des Perroquets, Phénix, Mont-Dragon, le Vin des Vendangeurs) ainsi que des nouvelles.
1945 : A la Libération, il reprend son activité de critique d'art et de littérature au Populaire du Centre, dont il deviendra même le Rédacteur en chef de 1948 à 1952.
1950 : Publication de "Par un été torride" (roman).
1951 : Publication de son septième roman : "Le Dieu Nu", pour lequel il se verra décerner le prix Renaudot. L'intérêt porté à Mont-Dragon par Julien Gracq a sans nul doute donné un sérieux coup de pouce à la reconnaissance de Robert Margerit par le milieu littéraire de l'époque.
D'ailleurs, à partir de 1952, il va délaisser le journalisme pour se consacrer presque entièrement à l'écriture romanesque. C'est ainsi que verront successivement le jour :
- La femme forte (1953)
- Le Château des Bois Noirs (1954)
- La Malaquaise (1956)
- Les Amants (1957)
- La Terre aux Loups (1958)
- La Révolution (1963)
Monumentale somme historico-romanesque en trois volumes, grossie d'un quatrième publié en 1968, "La Révolution" sera couronnée par le Grand Prix de l'Académie française en 1963.
Pendant toute cette période très féconde, Robert Margerit partage son temps entre Thias, où il réside du printemps à l'automne, et Paris où il fréquente les grands écrivains de l'époque. Et ce du fait en particulier, de son appartenance, dès 1954 et jusqu'au début des années soixante-dix, au Comité directeur de la Société des Gens de Lettres (Il en assurera d'ailleurs, longuement, la vice-présidence.)